vendredi 8 juillet 2011

Fibre optique : le web TGV

Oyez Oyez braves internautes, l’heure est venue de passer à la vitesse web largement supérieure ! Et la voiture de sport ici, c’est la fibre optique. La fameuse fibre que l’on vente partout mais que l’on voit rarement (3 % du territoire pour l’instant) se propage de plus en plus vite. En effet, les opérateurs ont décidé d’enclencher la machine marketing sur une technologie qui peine à se faire connaitre du grand public. En profondeur, chacun des acteurs accélère la cadence du câblage du territoire et surtout, les tarifs sont, comme pour l’ADSL, compris entre 30 et 40 euros sur les nouvelles générations de box internet. Mois offerts, réduction pour les moins de 26 ans, frais d’installation réduits, abonnement aminci de quelques euros en cas de Quadruple Play (Web+TV+Fixe+Mobile chez le même opérateur)… les FAI mettent le paquet !
Notons tout de même que la fibre optique se déploie tout d’abord dans plusieurs grandes villes de la Métropole.
Télécharger à la vitesse de la lumière
Petit rappel, la fibre optique ou « La Fibre » pour sa face médiatique et commerciale, change totalement la donne par rapport au bon vieux câblage en cuivre qui abrite les connexions ADSL. Il s’agit en effet d’utiliser la lumière pour faire transiter l’information. Capacité de transport et surtout vitesse de transit sont sensiblement accrues. En théorie, la bande passante maximale permise par la fibre optique ne connaît pas encore de limites et au Japon, des ingénieurs ont récemment atteint une vitesse de transfert de 109 Tb/s, soit plus de 100 000 gigabits de données par secondes, bien plus que l’ensemble des données que la quasi totalité des français peut posséder en tout chez eux.
En France, notre fibre installée ou en phase d’installation permet un débit de 1 Gb/s, mais la pratique accouche d’un débit de 100 méga/s pour le moment. C’est-à-dire un débit au moins 12,5 fois plus rapide que la moyenne réseau française. Charger une page web est instantané quand télécharger un énorme fichier de plusieurs giga-octets ne prend plus une journée mais quelques minutes.
Le roi FTTH
On trouve plusieurs types de constructions de réseaux en fibres optiques. La plus intéressante pour le consommateur de données français est l’offre FTTH, que l’on trouve sur les plus gros opérateurs internet aujourd’hui, sauf le câble. Le FTTH, pour Fiber to the home ou « la fibre directement à la maison », est un réseau où la fibre est installée jusque dans votre immeuble. Il existe ensuite deux versions du FTTH : l’un raccorde directement l’abonné à son répartiteur particulier, l’autre met en place un répartiteur optique général qui envoie ensuite la fibre dans les appartement adoptant l’offre. La différence majeure réside dans la possibilité pour la première solution de maitriser parfaitement le débit. Les 100 méga et les débits supérieurs ultérieurs peuvent être parfaitement tenus, au contraire de la seconde options, moins coûteuse toutefois.
On trouve également en nombre les installations FTTB, fiber to the building, où l’installation en fibre s’arrête au nœud de l’immeuble. Le relai est ensuite pris par une version améliorée de la connexion cuivrée classique, mais qui ne permettra jamais d’aller plus loin que le 100 mégabits/s. Un procédé bien plus simple à mettre en place en cas de copropriété ou syndic réfractaire à une invasion de la fibre dans tous les murs d’une résidence.
HD, 3D, jeux, partout dans la maison
L’usage de base d’un réseau en fibre optique ne change pas d’une offre ADSL dans sa construction. Box + Téléphone + TV, rien ne laisse penser à quel point les usages de toute la maison en sortent profondément modifiés. Oubliez les questionnements sur la possibilité de votre box d’assurer ou non un débit maximal pour tous les appareils de la maison. Avec la fibre, une famille nombreuse peut avoir un téléviseur dans chaque chambre, relié à la box et bénéficier de la haute définition partout sans ralentissements, pendant qu’un petit s’adonne à World of Warcraft, que la première regarde des vidéos HD en streaming sur sa tablette et que Monsieur télécharge, légalement, plusieurs giga-octets de musique.
La télévision en trois dimensions va également pouvoir bomber le torse, avec des tuyaux enfin assez grands pour proposer des programmes 3D en définition maximum (entre 8 et 12 mégas par oeil pour un programme de qualité parfaite). Même chose pour la VOD 2D/3D. Le streaming des vidéos louées via une box internet devient transparent. Plus de plantage faute de débit ! Et la communication va gagner un nouveau vecteur avec la visioconférence fluide directement depuis le téléviseur de son salon.
Et les développements du web domestique peuvent enfin dépasser les limites jusqu’alors solidement incarnées par les réseaux ADSL/ADSL2+. La maison va enfin être connectée avec du réseau en masse dans tous les éléments connectables du foyer et surtout, l’usage d’internet et d’une box pourra se débarrasser de la question de la faisabilité ou fiabilité d’un service. Téléchargement, vidéo de rattrapage, VOD HD 3D, tout se lance, sans temps mort, presque instantanément.
Aujourd’hui, après un démarrage en 2007, un million de logements sont raccordés à la fibre et le ministère de l’Économie attend un doublement du nombre de foyers éligibles à la fibre optique. Le gouvernement vise les 100 % de couverture, avec force subvention et équipement automatique des logements neufs, à horizon 2025.
La semaine prochaine, ne manquez surtout pas sur Tech’You notre comparatif de débit entre l’ADSL et la fibre sur plusieurs usages, en vidéo !

sources:techyou.fr

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